Romans
- Les lettres de mon petit frère, Christophe Donner (Ecole des loisirs, 1991)
- Escalier C, de Elvire Murail, (Ecole des loisirs, 1994)
- Les habitués de l'aube,de Sylvie Massicote (La Courte échelle, 1997)
- Le cerf-volant brisé, de Paula Fox (Ecole des loisirs, 1997)
- Requiem gai, de Vincent Lauzon (Pierre Tisseyre, 1998, Ottawa) (épuisé)
- Comme le font les garçons, de Marie Sophie Vermot (Ecole des loisirs, 1998)
- Je ne suis pas une fille à papa, de Christophe Honoré (Thierry Magnier, 1998)
- Mon coeur bouleversé, de Christophe Honoré (École des loisirs, 1999)
- L'amour en chaussettes, de Gudule. (Thierry Magnier, 1999)
- L'instit - Le bouc émissaire, de Gudule (Hachette-Jeunesse, 2000)
- Un papillon dans la peau, de Virginie Lou (Gallimard-Jeunesse, 2000)
- Oh boy !, de Marie-Aude Murail, (École des Loisirs, 2000)
- Le cahier rouge, de Claire Mazard (Syros 2000)
- Macaron citron, de Claire Mazard (Syros 2001)
- Frères, de Ted Van Lieshout (La Joie de Lire, 2001)
- à-pic, de Franck Secka (Thierry Magnier, 2002)
- Philippe avec un grand H,, de Guillaume Bourgault, (éditions Vent d'Ouest (Québec), 2003)
- Ne m'appelez plus Julien, de Jimmy Sueur (L'Harmattan 2003)
- Passer la nuit, d'Olivier Lebleu (H&O éditions, 2003)
- Le Baîllon de Corinne Gendraud, (éditions de la Cerisaie, 2003)
- H.S., d'Isabelle Chaillou (Rageot, Métis, 2003)
- Sweet Homme, de Didier Jean et Zad (Syros jeunesse, 2003)
- L'année de l'orientation, de Lionel Labosse (Publibook, 2003)
- Tous les garçons et les filles, de Jérôme Lambert (École des Loisirs, 2003)
- J'ai pas sommeil, de Cédric Érard (École des Loisirs, 2003)
- Tabou, de Frank Andriat (Labor 2004)
Bande dessinée
- Le Pari, de Tito, Tendre banlieue n° 15 (Casterman, 2003)
Documentaires :
- L'homosexualité, entre préjugés et réalités, Jean-Baptiste Coursaud (Milan 2002)
- L'homosexualité à l'adolescence, d'Anne Vaisman (La Martinière, Hydrogène, 2003)
Articles
Lire aussi
détail des oeuvres et prix approximatifs
- Les lettres de mon petit frère, Christophe Donner (Ecole des loisirs,
1991) *
- Étrangère au Paradis, Gudule (Grasset, Lampe de poche) 7.30
Léna est décidée à rencontrer la jeune éditrice qui traumatisait sa mère en voulant rendre son dernier roman plus " commercial ". Mais, quand elle se retrouve face à l'androgyne Sybille, la jeune femme qu'elle découvre éveille en elle des sensations inconnues et profondes...
- Tout contre Léo, Christophe Honoré (École des Loisirs) 7.50 *
"Au milieu de l'escalier, j'ai stoppé net, arrêté par un silence inhabituel. Sans faire de bruit, je me suis faufilé dans la salle à manger. J'ai laissé la lumière éteinte et je me suis posté dans l'axe du passe-plat, un peu en arrière, pour rester dans le noir. De là, on voit toute la cuisine. Et j'ai vu. J'ai vu mon père et ma mère serrés l'un contre l'autre près de l'évier et qui sanglotaient. Jamais je n'avais imaginé que mon père avait des yeux qui pleuraient." C'est comme ça, seul dans le noir, en regardant sa famille pleurer, que Marcel apprend que son frère aîné est malade du sida. Qu'il va mourir. Et c'est à partir de cet instant que lui, Marcel, P'tit Marcel comme ils disent, doit faire comme s'il ne savait rien. Retrouvez Marcel dans L'Affaire P'tit Marcel (Collection Mouche) et dans Mon coeur bouleversé (Collection Médium). Mais Marcel fait aussi sa guest-star dans C'est plus fort que moi (Collection Neuf)...
P'tit Marcel a trois frangins. L'un d'eux a le sida. Il le sait mais on le lui cache pour lui éviter de la peine, des explications et le voilà seul avec son secret, son chagrin. Le récit réaliste, aux moments intenses, soulève des questions, des interrogations et peut faire l'objet d'explications complémentaires et d'échanges.
- Escalier C, de Elvire Murail, (Ecole des loisirs, 1994) 6.65
Un premier roman réussi. La vie d'une dizaine de personnes habitant le même immeuble à New York: une vieille juive noire, un dessinateur homosexuel, un quinquagénaire alcoolique, un critique d'art sarcastique et misogyne, etc. Comme l'écrit avec une certaine condescendance Réginald Martel, "ce n'est pas La vie mode d'emploi" mais quand même un livre qui mérite le succès qu'il obtient en France. D'autant plus que l'auteur n'a jamais mis les pieds à New York.
- Les habitués de l'aube, de Sylvie Massicote (La Courte échelle, 1997) 7.10
- Le cerf-volant brisé, de Paula Fox (Ecole des loisirs, 1997) *
- Requiem gai, de Vincent Lauzon (Pierre Tisseyre, 1998, Ottawa) (épuisé)
- Comme le font les garçons, de Marie Sophie Vermot (Ecole des loisirs,
1998) (épuisé ?)
Malka quitte le centre où elle a grandi pour une famille d'accueil. Elle s'éprend d'un autre pensionnaire, Calvin, qui lui est attiré par Eloi.
Elle décide de tout tenter pour l'attirer à elle... Portrait d'une adolescente ballottée par la vie qui entrevoit, finalement, une lueur d'espoir.
- Je ne suis pas une fille à papa, de Christophe Honoré (Thierry
Magnier, 1998) 5.65
Lucie a deux mamans, mais deux mamans qui s'aiment pour de vrai... Pour les sept ans de Lucie, elles ont décidé de lui dire qui est sa vraie mère. Lucie va inventer une terrible histoire pour ne pas savoir, mais ses mensonges ne feront que détruire le couple. Lucie et ses camarades de classe n'auront plus qu'un objectif, faire revenir à la maison sa deuxième maman.
- Mon coeur bouleversé, de Christophe Honoré (École des loisirs, 1999) *
Ca fait trois ans déjà que Léo est mort (voir Tout contre Léo"
Collection Neuf). Sa chambre n'a pas bougé. P'tit Marcel y va de temps en temps, pour fouiller, lire les lettres d'amour d'Aymeric à Léo, ou juste pour s'allonger dans le noir. Il pense que sa mère change les draps régulièrement. Ca fait trois ans que Léo est enterré sous une espèce de colombe nulle en pierre. Ca fait un bail que P'tit Marcel et Cécile se connaissent. Depuis la maternelle, ils sont copains. Le père de Cécile les emmène ensemble au collège tous les matins, et invariablement il demande à P'tit Marcel : "Alors Marcello, c'est aujourd'hui que tu me demandes la main de ma fille ?" Ca ne fait pas très longtemps que P'tit Marcel s'appelle Marcello. Ca date de la cinquième, du voyage en Italie et du romantisme des filles. Ca fait plus de vingt ans que Papa et Maman sont mariés. Le dimanche ils parlent de la santé de Mémère. À Noël ils se cassent la tête pour le menu. Papa ne crie jamais, il n'insiste jam!
ais, il s'efface. Maman s'est mise à vieillir, à laisser tomber les habitudes joyeuses et les coups de folie. Marcello pense que le monde est nul depuis la mort de Léo, et qu'il faut le changer. En devenant poète... Avec des mots. Et puis un jour, il s'aperçoit que sa mère aussi va en cachette dans la chambre de Léo. Un jour son père se met à crier.
Sa mère à dire "fait chier" et à chercher pendant des après-midi entiers une nouvelle table basse pour le coin salon. Un jour Marcello parle avec Cécile comme il n'a jamais parlé avec personne, et c'est doux. Un jour, Marcel se rend compte que le monde est en train de changer sous ses yeux, de devenir plus vrai, plus vivant, moins nul. Ce qu'il ne parvenait pas à dire en tant que poète, il devine qu'il pourrait l'exprimer en tant que fils, en tant qu'amoureux, en tant que frère.
Alors il décide d'accompagner le mouvement. Avec des actes.
Retrouvez Marcel dans L'Affaire P'tit Marcel (Collection Mouche) et dans Tout contre Léo (Collection Neuf). Mais Marcel fait aussi sa guest-star dans C'est plus fort que moi (Collection Neuf) Depuis la mort de son frère Léo (cf. Tout contre Léo), Marcel constate que le deuil s'est installé, à demeure dans sa famille. Il découvre, un jour, que sa mère a un amant. Il en est choqué, révolté mais finit par comprendre, avec l'aide de son amie Cécile, l'élan vers la vie qu'a entrepris sa mère. Un soir de Noël, c'est lui, l'adolescent, qui mettra des mots sur la souffrance familiale... Un récit au ton direct, parfois...
- L'amour en chaussettes, de Gudule. (Thierry Magnier, 1999) 6.65
Gaëlle est passionnément amoureuse de son professeur d'arts plastiques.
Celui qui a pris l'initiative de leur faire un cours «décoiffant» sur le préservatif. Quand le prof lui fera fermement comprendre que rien n'est possible entre eux, elle trouvera refuge entre les bras d'Arthur, et vivra avec lui «la première fois».
- L'instit - Le bouc émissaire, de Gudule (Hachette-Jeunesse, 2000)
(commandé)
- Un papillon dans la peau, de Virginie Lou (Gallimard-Jeunesse, 2000) 7.60
Alexandre a disparu. Alexandre, l'adolescent étrange, fou de poésie et de littérature. L'ami d'Omar. C'est Omar qui raconte l'histoire, sous la forme d'une lettre à la mère adoptive d'Alexandre. C'est le récit d'une amitié passionnée, trouble. Le genre de relation entière qu'on peut nouer quand on est adolescent, au lycée, prêt à toutes les aventures et prisonnier de toutes les contraintes. Un âge où tout peut être grave ou important. Où l'on n'hésite pas à foncer tête baissée pourvu qu'un idéal soit en jeu. Omar raconte comment, petit à petit, il a découvert les secrets d'Alexandre. Enfin, quelques-uns... Comment il a voulu l'aider, par quelles affres il est passé, toutes les questions qu'il s'est posées. Dans une écriture pleine de pudeur et de délicatesse, Virginie Lou donne naissance à un nouveau Grand Meaulnes, au fil d'un récit subtil, sensible, tout en nuances, léger comme ce papillon tatoué sur l'épaule d'Alexandre, grave comme l'adieu à l'enfance.
- Oh boy !, de Marie-Aude Murail, (École des Loisirs, 2000) 9.03
Oh, boy !, c'est l'expression qui sort des lèvres de Barthélémy Morlevent, 26 ans, quand il est dépassé par les événements. Et, justement, les événements se précipitent lorsque lui tombe du ciel Siméon (14 ans), Morgane (huit ans) et Venise (cinq ans), trois demi-frère et soeurs, orphelins de fraîche date dont il est la seule famille. Ou presque. Car il a déjà une demi-soeur, plus âgée, plus "rangée" aussi. Lequel de ces deux aînés "héritera" de la jeune fratrie, dont les membres ont juré de ne pas se séparer ?
Beaucoup, beaucop de choses dans ce roman magnifique. Il est question de deuil, de maladie, d'homosexualité. Il est question aussi (et surtout) d'amour, d'affection fraternelle. Tout cela est abordé avec infiniment de pudeur, d'humour et de sensibilité. Au coeur d'une situation a priori dramatique, on rit souvent et on a aussi, à plusieurs reprises, une grosse boule d'émotion dans la gorge, tant les situations, de joie ou de peines, sont fortes, tant les personnages sont attachants. L'écriture épurée de Marie-Aude Murail tisse un roman qui a la finesse et la délicatesse de la dentelle, un roman à dévorer et à savourer, un roman dont il est bien difficile de s'extraire avant la fin, un de ces romans qui vous marquent pour longtemps. Oh, boy ! a obtenu le prix Jeunesse 2000 de France Télévision. À partir de 13ans.
- Le cahier rouge, de Claire Mazard (Syros 2000) 7.13 *
- Macaron citron, de Claire Mazard (Syros 2001) 7.13
Colline est amoureuse. Elle a 16 ans, c'est son premier amour... elle a peur, peur de l'annoncer à sa famille, à ses amis. Un premier amour, c'est toujours délicat : comment l'avouer à la personne qui vous fait battre le coeur ? Mais pour l'adolescente, il y a une difficulté supplémentaire à surmonter : c'est Sara qui l'attire.
Un court roman pudique, écrit à la première personne.
- Frères, de Ted Van Lieshout (La Joie de Lire, 2001) 9.69
Marius est mort. Il avait 14 ans. Alors que, six mois plus tard, sa mère s'apprête à brûler ses affaires pour faire son deuil, son frère Luc, 15 ans, poursuit le journal intime de son cadet. Commence alors la confidence d'un garçon qui cherche à comprendre et à se comprendre en interrogeant le passé du mort. Peu à peu le voile se lève: sur la maladie du frère qu'on croyait fou; sur l'homosexualité de l'adolescent, sur les rapports avec les parents. La solitude de l'enfance et la maladresse des parents apparaissent dans toute la cruauté de leur conséquence. On est pris, ému par ce récit sans hypocrisie ni complaisance qui débouche, malgré tout, sur une lueur d'espoir.
- à-pic, de Franck Secka (Thierry Magnier, 2002) 6.65
- Philippe avec un grand H, de Guillaume Bourgault, (éditions Vent
d'Ouest (Québec), 2003)
- Ne m'appelez plus Julien, de Jimmy Sueur (L'Harmattan 2003) 11.59
Des yeux bleus, une peau fine, imberbe... Un corps presque féminin.
Depuis sa plus tendre enfance, Julien sent en lui une femme prête à naître. La nature dans son aveuglement l'a doté d'un sexe indéfini. Pour vivre, Julien doit mener un combat pour que soit reconnu son sexe, sa féminité. Les railleries, les humiliations, le rejet, l'abandon vont jalonner sa vie jusqu'à ce qu'il tente d'y mettre fin. Le traumatisme psychique de Julien naît du silence qui règne autour de sa malformation le laissant seul à gérer une impossibilité à appartenir au genre masculin. S'il ne peut être garçon, alors il sera une fille.
Confession d'un jeune homme qui se sent femme.
- Passer la nuit, d'Olivier Lebleu (H&O éditions, 2003) 10.45
Venu apporter un colis de Noël à une vieille dame solitaire, un jeune homme se retrouve séquestré. Révolte d'une désespérée contre une charité bon marché, ou acte prémédité ? Tantôt duo, tantôt duel, c'est la rencontre de deux êtres liés par un drame indépassable et que le pire condamne à se découvrir, à s'écouter, à se comprendre. Une nuit qui les mènera chacun au bout de leur vérité.
- Le Bâillon de Corinne Gendraud, (éditions de la Cerisaie, 2003) *
- H.S., d'Isabelle Chaillou (Rageot, Métis, 2003) 6.18
- Sweet Homme, de Didier Jean et Zad (Syros jeunesse, 2003) 7.13
- L'année de l'orientation, de Lionel Labosse (Publibook, 2003) 20.90
Deux adolescents, l'un 'gaulois', l'autre d'origine arabe, s'interrogent sur leur vie et leur entourage, à l'âge où l'on goûte à l'autonomie de parole et de pensée : la difficile cohabitation des différentes communautés de France, le racisme larvé de part et d'autre, l'homosexualité naissante de Karim, tout est passé au crible de leur intelligence juvénile, à travers une conversation épistolaire qui les amène à découvrir les implications d'une amitié inconditionnelle, faite de confiance et de révélations. Quête d'identité sexuelle et collective dans une époque en pleine redéfinition, « L'Année de l'Orientation » est cet instantané d'une génération confrontée aux égarements de ses aînés comme aux pièges d'une société en voie de ghettoïsation.
Je suis né en 1966, je vis et travaille en région parisienne. L'année de l'orientation est mon premier roman publié. J'écris régulièrement depuis l'âge de 18 ans. Les manuscrits se sont entassés dans mes tiroirs, sauf quelques textes publiés en revues. Le temps me semble venu de confronter ces ouvrages à l'avis des lecteurs, en commençant par le dernier né, qui concerne le public le plus large, les jeunes à partir de 12 / 13 ans, leurs parents, et tous ceux qui sont intéressés par les thèmes abordés.
Sont prêts à paraître, en fonction de l'accueil de ce premier volume :
un recueil de contes, un recueil de nouvelles, une pièce de théâtre, un recueil de pièces collégiennes, un recueil de poèmes, un roman. Avis aux amateurs, pour tous ces ouvrages je souhaite collaborer avec des dessinateurs.
- Tous les garçons et les filles, de Jérôme Lambert (École des Loisirs,
2003) 7.60
C'est la rentrée et Julien devine tout de suite que quelque chose cloche dans ce nouveau lycée. Pourtant, la classe de seconde D est une classe comme les autres, avec des crâneurs, des premiers de la classe, des filles aux agendas de star et des paresseux collés au radiateur.
Non, ce qui cloche, c'est julien. Il se sent à la fois si loin et si différent des autres garçons. Il n'aime pas leurs blagues sur les filles, il ne s'intéresse pas au foot et déteste les jeux vidéo. Il fait tout de même des efforts pour s'intégrer. Il suffit d'ailleurs de quelques vannes à la récré, et le voilà adopté.
Ouf ! Avec Clément, c'est différent. Dès le premier jour, julien décide que ce garçon calme et silencieux assis en classe devant lui, avec sa grande nuque et son col de chemise impeccable, sera son meilleur ami. Un ami dont il se surprend à écrire le nom en tout petit sur ses classeurs, un ami qu'il a parfois envie d'embrasser sur la bouche, un ami dont il est... amoureux.
Mais à seize ans, comment oser aimer un autre garçon ? Comment se l'avouer et surtout l'avouer aux autres ?
- J'ai pas sommeil, de Cédric Érard (École des Loisirs, 2003) 7.60
"Longtemps, j'ai fait des cauchemars, je me réveillais en hurlant, trempé de sueur; alors, j'ai appris à tutoyer les fantômes." La journée aussi, les fantômes viennent hanter Balthazar. Ainsi, quand Jeanne le réveille, il revoit les yeux de Laure. Dans les bras de Laure, il pense à Valentin. Devant Valentin, il se rappelle le goût des lèvres de Jeanne. Alors, pour échapper à ses fantômes, Balthazar court. Pour fuir la solitude sur le quai d'une gare, au milieu de ces gens inconnus qui semblent ne pas exister, Balthazar court. Mais ce jour-là, à la manif des lycéens, alors que les C.R.S. s'apprêtent à charger, une main se tend... Et Balthazar court...
Balthazar, 17 ans, n'arrive pas à trouver sa place dans la vie, à déterminer exactement ce qu'il ressent et où ses sentiments le mènent.
Avec simplicité, il livre ses émotions, que reflètent les humeurs de la mer, au bord de laquelle il va se promener afin de se retrouver. Peu à peu, le couple que forment Balthazar et Laure réalise que rien n'est plus comme avant entre eux et leurs chemins se séparent en douceur.
Parallèlement, le jeune homme découvre son attirance envers les hommes.
Une écriture tendre et humaine qui traite des amours adolescentes et de l'homosexualité en évitant tous les clichés.
- Tabou, de Frank Andriat (Labor 2004) 6.18
Loïc est mort. Loïc s'est suicidé parce qu'il n'acceptait pas son homosexualité. Dans sa classe, c'est la consternation. Personne ne se doutait de rien. Sauf Philippe à qui Loïc a parlé quelques jours avant de se pendre, à qui Loïc a fait promettre de ne pas dévoiler son secret.
Tabou. Il y a des sujets qu'on hésite à aborder. Parce que c'est plus facile. Plus lâche aussi, mais ça, on préfère l'oublier. Tabou. Philippe est complètement désemparé et, s'il n'y avait Elsa, il ne trouverait personne à qui se confier, à qui dire sa peine, à qui révéler pourquoi la mort de Loïc le fait tellement souffrir. Quand on est différent, c'est difficile, mais c'est aussi tellement riche. Tabou. Loïc s'est tu et il est mort. Aurait-il pu apprendre à tendre la main vers les autres, aurait-il pu apprendre à s'aimer.
Né en 1958, Frank Andriat a écrit de nombreux livres. Chaque année, il rencontre des centaines d'adolescents qui ont lu ses romans au cours de français. Plusieurs de ceux-ci sont devenus des best-sellers dans les écoles : La remplaçante, Rue Josaphat, Journal de Jamila, L'amour à boire, Ado blues et Monsieur Bonheur
Bande dessinée
- Le Pari, de Tito, Tendre banlieue n° 15 (Casterman, 2003) 8.50
Sandrine et Sonia ont toutes les deux jeté leur dévolu sur Raphaël, qui vient d'arriver dans leur classe : plutôt mignon et gentil, elles décident de lancer un pari : c'est à celle qui arrivera à le séduire la première... Mais elles vont rapidement comprendre que le jeune homme préfère finalement... les garçons ! Une série qui fête ses 20 ans et qui a toujours autant de succès, probablement en raison de sa sincérité et de sa pudeur et qui prône, dans ce nouvel épisode, la tolérance.
Documentaires :
- L'homosexualité, entre préjugés et réalités, Jean-Baptiste Coursaud
(Milan 2002) 4.75
Depuis quelques années, et notamment à la faveur des débats sur le PaCS, jamais l'homosexualité n'a été si présente dans le discours social, politique et médiatique. Longtemps réprimée, l'homosexualité semble bénéficier, aujourd'hui en France, d'une certaine acceptation, notamment dans le domaine législatif. En est-il vraiment ainsi? Comment dire aujourd'hui que l'on est homosexuel(le) ? A qui en parler, lorsque l'on se sent à juste titre isolé(e) ou rejeté(e) ? Pourtant, et avant même l'invention du mot homosexualité, l'histoire nous propose pléthore de modèles identificatoires, des individus qui se sont battus et ont su, en dépit de l'homophobie culturelle, imposer leurs choix de vie. Cet ouvrage apporte des réponses et débarrasse l'homosexualité des préjugés qui l'encombrent.
Comprendre les questions les plus diverses présentées par les meilleurs spécialistes. Des textes clairs, fiables et précis qui vont à l'essentiel. Une iconographie appropriée permettant de compléter l'information. Une présentation agréable pour faciliter la lecture. Les Essentiels Milan, une collection accessible à tous.
Journaliste spécialisé dans la littérature pour la jeunesse et dans les questions homosexuelles, Jean-Baptiste Coursaud est également traducteur de romans du norvégien et du danois.
- L'homosexualité à l'adolescence, d'Anne Vaisman (La Martinière,
Hydrogène, 2003) 9.50
Etre un adolescent n'est pas toujours aisé, mais être un adolescent homosexuel est encore plus difficile. C'est toute la raison d'être de ce livre, qui ne cherche ni à dramatiser ni à minimiser la découverte de son homosexualité quand on a quinze ans. Juste à dire que ce n'est pas rien. Que cela suscite mille questions auxquelles les jeunes concernés doivent trouver des réponses pour parcourir plus facilement ce long chemin qui mène des premiers doutes à l'acceptation de soi.
Relié, 14 x 22 cm. Illustrations couleur. A partir de 14 ans. Hydrogène
: la collection des 14-16 ans qui leur apporte informations, témoignages, réponses sur les sujets les touchant de près. Certains ados se sentent attirés par des personnes du même sexe et se posent des questions sur leur identité sexuelle. Ces questions sont douloureuses.
Anne Vaisman les rassure et leur donne les repères dont ils ont besoin.
Elle donne également les pistes nécessaires pour le quotidien. Elle aborde ce thème délicat de façon subtile. Anne Vaisman est journaliste spécialisée dans ls questions d'éducation d'adolescence, de couple et de famille.
- La déportation des homosexuels, Lutz van Dijk (H&O)13 *
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