Climat : les chefs d'Etat toujours frileux
Réunis hier au siège de l'ONU à New York, une centaine de chefs d'État ont pris la mesure de leurs désaccords. Très attendue, la Chine a lancé une balle dans le camp des États-Unis.
"Il fallait au moins cela pour relancer les négociations, déclarait la semaine dernière Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU, qui ne cachait pas son inquiétude. Moins de 100 jours avant Copenhague, et deux jours avant le sommet du G20, un bilan intermédiaire s'imposait. En fin de journée, Ban Ki-moon s'estimait satisfait. Pour lui, cette rencontre a "sauvé les négociations de Copenhague d'un désastre assuré". Un avis que ne partage pas Nicolas Sarkozy, qui appelait hier à un nouveau rendez-vous à la mi-novembre.
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SOMMET SUR LE CLIMAT: DEVANT UNE CENTAINE DE DIRIGEANTS MONDIAUX, BAN KI-MOON MET EN GARDE CONTRE LE RISQUE D'UN ÉCHEC DES NÉGOCIATIONS À COPENHAGUE
communiqué sur le site de l'Onu

Points de vue :
Avant-Copenhague : l'impasse ?
Pierre Radanne, l'un des acteurs des négociations, constate que les 5 voies d'accord possibles sont dans l'impasse et que le traité risque de ne jamais voir le jour. A un peu plus de trois mois du sommet sur le climat de Copenhague...
Pierre Radanne, consultant en énergie et ex-président de l'Ademe, appuie actuellement les pays francophones (notamment africains) dans le cadre des négociations internationales sur le changement climatique.
A près de trois mois du sommet de Copenhague où en sont les négociations ?
Pour l'instant nous sommes dans l'impasse. Au départ, il y avait cinq voies d'entrée possibles. La première voie consistait à suivre quelques grands engagements – pas d'augmentation de plus de 2°C, division par deux des émissions et réduction des émissions de 80 à 85% pour les pays industrialisés d'ici à 2050. Cette voie avait le soutien des scientifiques, des grandes ONG, de l'UE. Mais son échec était prévisible. On ne peut pas appeler à diviser les émissions de gaz à effet de serre sans garantir aux pays du Sud une aide au développement. A Rio , on leur avait fait des promesses qui n'ont pas été tenues. Les transferts de technologie par exemple n'ont pas eu lieu. La deuxième option possible, c'était de demander aux pays d'appliquer enfin le le protocole de Kyoto – réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2012 (par rapport à 1990).
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Nicolas Hulot : "On a encore les cartes en main, mais plus pour longtemps"
A l'occasion de la présentation de son nouveau film, "Le Syndrome du Titanic", Nicolas Hulot évoque le prochain Sommet de Copenhague sur le changement climatique. Un sommet dont il voit "mal" l'issue positive mais qui pourrait bien mettre en branle la machine décisionnelle
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